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Place Royale : la Princesse Stéphanie en famille à l’île Maurice

Place Royale : la Princesse Stéphanie en famille à l’île Maurice Copyright : Fight Aids Monaco
Franck Hermann
Par Franck Hermann
vendredi 18 novembre 2016

En déplacement dans cette contrée qu’Elle affectionne tant, la Princesse a chaussé sa casquette de Présidente de Fight Aids Monaco et d’Ambassadrice Internationale ONUSIDA. Au cours de ce voyage, Elle a rencontré deux associations partenaires de FAM : Chrysalide et PILS. La première est un Centre d’hébergement et de réhabilitation pour des femmes ayant été confrontées à des dépendances et des violences, nous explique l’ONG monégasque dans un communiqué.

Certaines de ces pensionnaires vivent avec le VIH. PILS, de son côté est l’un des acteurs principaux de l’île dans la riposte contre le sida et la toxicomanie. Il accompagne des personnes vivant avec le VIH, fait de la prévention et du plaidoyer. C’est accompagné de sa fille, Camille, que Stéphanie a partagé un repas avec les bénéficiaires de Chrysalide, et a inauguré les nouveaux locaux à l’occasion des 20 ans de PILS.

Une famille engagée contre le Sida

La Princesse, qui depuis 2004 préside Fight Aids Monaco et a fondé, dans la foulée, une maison de vie à Carpentras, a réussi à recruter ses enfants pour soutenir sa cause. Dernièrement, Camille a rejoint l’équipe de FAM à la No Finish Line, une course organisée en Principauté et qui vise à récolter 1 euro par kilomètre couru au profit de l’enfance. La cadette de la Princesse prend de plus en plus de place au sein de l’association, et était par exemple présente pour un spectacle spécial années 80 à Monaco au cours duquel elle a reçu un chèque de 100 000 euros de donations.

Dans l’émission Jungle Fight, sur Radio Monaco, Stéphanie a souvent expliqué qu’elle avait très lourdement insisté auprès de ses enfants, avec qui Elle communique facilement, qu’il fallait lutter contre la propagation du VIH et faire passer les gestes qui saucent. Apparemment, mission réussie pour Camille qui a fêté ses 18 ans au mois de juillet.


 

Le Prince Héritier de Thaïlande sera intronisé le 1er décembre

Vajiralongkorn va monter sur le trône

Où était Vajiralongkorn ces derniers jours ? C’est un mystère que les Thaïlandais ont enfin percé. Il était retourné en Allemagne, où il vivait jusqu’ici la plupart du temps. Une manière de se ressourcer et de mettre en ordre ses affaires, alors que l’héritier, âgé de 64 ans, vient d’accepter de succéder à son père, le Roi Bhumibol Adulyadej Rama IX. Il a repris ses activités officielles. Plus d’un mois après la disparition du monarque, qui avait régné 70 ans sur le Royaume de Thaïlande, ses sujets s’attendent à voir un Prince fantasque et controversé arriver sur le trône.

C’est donc le 1er décembre que Vajiralongkorn deviendra officiellement Rama X, l’héritier d’une dynastie vieille de plus de 200 an. La Dynastie Chakri est en effet au pouvoir dans le pays depuis 1782. En plus de cette intronisation formelle, une grande cérémonie devrait avoir lieu d’ici un an, à la fin du deuil officiel.

Une grosse fortune à gérer

Le Prince hériter en effet non seulement du Royaume, mais aussi d’un pactole important accumulé par son père au cours de toutes ses années de règne. On dit que le Roi Bhumibol était le monarque le plus riche du Monde, largement devant la Reine d’Angleterre, mais aussi des monarchies du Golfe, pourtant habituées du luxe ostentatoire. Il possèderait plus de 40 milliards de dollars. Dans un pays où le niveau de pauvreté est en recrudescence depuis 2010, mais qui reste encore bien plus gâté que certains de ses voisins du fait du tourisme, c’est un grand enjeu que de savoir faire fructifier la fortune paternelle.

Vajiralongkorn n’aura pas à gérer les propriétés foncières de sa famille, car elle est, depuis 1932, sous l’assentiment d’un bureau indépendant. Mais les actions, les participations, sont autant de portefeuilles dont il va falloir s’occuper, et pas certain que l’Héritier sache comment faire.


 

La Reine mère des Ashantis vient de s’éteindre à l’âge de 109 ans

Afia Kobi Serwaa Ampem II

C’est à un âge plus que vénérable que disparaît Afia Kobi Serwaa Ampem II, la mère de l’Empereur Osei Tutu II, qui règne sur ce peuple du Ghana depuis 1999. Après s’être éteinte paisiblement dans son sommeil mardi, la Reine mère a suscité l’émotion de l’ensemble de la tribu. Des messagers sont partis aux quatre coins du Royaume afin d’annoncer, comme c’est la tradition, la triste nouvelle. Afia Kobi avait été la 13e Asantehene, un titre hautement important dans la monarchie ashanti, où les femmes ont encore beaucoup de pouvoir et d’influence.

En l’occurrence, Afia Kobi a été à cette position pendant plus de 47 ans, puisqu’elle était aussi la mère du précédent souverain, Osei Ware II, qui régna de 1970 à 1999. La coutume veut que la Reine mère soit à la droite de son fils et exerce une influence spirituelle sur lui. Elle est d’ailleurs la gardienne du tabouret d’or, l’emblème des Empereurs ashantis. Elle avait été à l’origine de la fondation d’une association pour les femmes leader du Ghana.

Un Empire influent

L’Empire des Ashantis a été fondé par Osei Tutu Ier en 1701. Depuis, il n’a cessé de s’étendre avec dès conquêtes sur les Royaumes voisins. Il contrôlait l’ensemble de l’actuel Ghana dès le règne d’Okopu Ware en 1750. Au XIXe siècle, les Anglais arrivèrent dans le pays, causant une importante désorganisation du Royaume. Il s’en est suivi, à la fin du siècle, une grande incertitude dynastique, avec plusieurs monarques qui se sont succédé. En 1901, la Reine mère Yaa essaie à nouveau de se rebeller, mais est réprimée par les Britanniques.

L’empire est dissous en 1902. À l’indépendance du Ghana, les Anglais incluent les Ashantis dans le territoire indépendant de la Côte de l’Or. En 1957, l’Empereur en titre signe un protocole avec le Ghana et finalement s’unit avec cette nation. L’empereur Prempeh II, l’oncle de l’actuel souverain, retrouve ses prérogatives honorifiques.