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Place Royale : le Prince Héréditaire Jacques a le pied marin

Place Royale : le Prince Héréditaire Jacques a le pied marin copyright : Gaëtan Luci/Palais Princier
Franck Hermann
Par Franck Hermann
mercredi 23 novembre 2016

Tel père, tel fils ! pourrait-on trivialement constater après la visite de l’héritier du trône monégasque dans le Port Hercule, vendredi dernier, à la veille de la Fête Nationale. Sa maman, la Princesse Charlène, a mené le bambin, qui aura deux ans dans quelques semaines, visiter un très beau vaisseau qui mouille en Principauté. « Le Guépratte » est une frégate de la Marine Nationale française qui a fait escale à l’aplomb du Rocher. Elle a été construire dans le but de faire respecter les intérêts maritimes de la France.

Le bateau, qui mesure 125 mètres de long, a donc reçu une visite de choix en la personne de la Princesse et de son fils. Le Marquis des Baux a été particulièrement intrigué par tous ces boutons que comporte la cabine de pilotage. Ses boucles blondes et ses yeux étonnés ont attendri l’équipage. Un premier contact avec la navigation dans les pas de son père, le Prince Albert II, et de son trisaïeul, Albert Ier, navigateurs émérites.

Un garçonnet espiègle

Le Souverain, le Prince Albert II, avait confié il y a quelques semaines au magazine américain People que le petit Prince était assez avare en paroles. Il faut croire qu’Il a déjà évolué, puisque Jacques a étonné les marins présents à bord de « La Guépratte ». C’est en français et en anglais, au regard de son éducation bilingue au contact de Ses parents, que l’enfant a expliqué au personnel de bord qu’il allait bientôt avoir deux ans.

Il leur a même fait, à son arrivée un élégant salut militaire. Un geste qui pour les Monégasques férus d’histoire, rappellera ces images du petit Prince Rainier a la fin des années 20, répétant les attitudes que lui avait appris son grand-père le Prince Louis II. Rappelons que les soldats de la frégate étaient samedi midi sur la Place du Palais pour la relève de la Garde traditionnelle au jour de la Fête Nationale.


Grand moment de solitude pour le Prince Harry

Prince Harry à Antigua

Le jeune homme est en ce moment, nous vous le disions hier, en visite dans les Antilles. C’est à Antigua qu’il a entamé un déplacement d’une semaine afin de représenter Elizabeth II pour les 35 ans de l’indépendance de ces contrées. Et force est de constater que, comme son grand-père le Prince Philip, Harry sait parfois aussi se tirer des moments les plus gênants. Le Premier ministre d’Antigua, Gaston Browne, est connu pour son franc-parler et n’a pas hésité à taquiner le fils cadet du Prince Charles sur sa nouvelle idylle avec l’actrice américaine Meghan Markle.

C’était évident que cela finirait par être mis sur la table. Le chef du gouvernement antiguayen l’a taquiné : « Nous espérons bientôt une nouvelle Princesse », lui a-t-il dit, offrant dans la foulée une lune de miel de rêve sur son île. Sans doute cela était-il un peu tôt pour évoquer des noces, même si l’on sait que les jeunes gens se fréquentent depuis plusieurs mois. Harry a rougi.

Quand le Prince Harry jardine

A Barbuda, hier, Captain' Wales a visité le jardin botannique de Victoria Park. Zigzaguant entre les citronniers, les plans de tomates et d’avocats et les plantes tropicales, le jeune homme a dévoilé une plaque et planté un arbre. Il s’agissait de participer au programme Queen’s Canopy, une initiative lancée par la Reine Elizabeth II lors de sa dernière visite officielle à Malte en 2015. Une initiative visant à reboiser les grandes forêts du monde, et notamment la canopée amazonienne.

Harry a également visité, en canot à moteur, une réserve naturelle dédiée aux oiseaux rares de l’archipel d’Antigua et Barbuda. Un peu de nature, ça ne fait pas de mal pour se remettre de ses émotions d’avec le Premier ministre, qui lui a quand même proposé de lui offrir six jolies hôtesses en attendant son mariage. Vous comprenez pourquoi Harry était tout rouge.


La Princesse Sirindhorn de Thaïlande, reine du Sanskrit

Sirindhorn et le Sanskrit

La sœur cadette du Prince Héritier Maha Vajiralongkorn, qui doit devenir Roi la semaine prochaine, ne ceindra jamais la couronne. Triste constat pour beaucoup de Thaïlandais qui la préféraient largement à son grand-frère, fantasque et impopulaire. Mais la dame, âgée de 61 ans, a pu se consoler en recevant un prix couronnant une partie de sa carrière intellectuelle. C’est un World Sanskrit Award qui lui a été remis à New Delhi, la Capitale de l’Inde, et qui représente le premier du genre à récompenser des linguistes qui ont promu et développé l’étude du Sanskrit.

Cette langue indienne ancienne est à l’origine de tous les textes liturgiques des religions comme l’Hindouisme et le Bouddhisme, et est l’équivalent de notre Latin. Sirindhorn s’est dite particulièrement honoré de recevoir cette toute nouvelle distinction. La récompense a également été conférée au linguiste et anthropologue américain George Cardona.

Une Princesse extrêmement brillante

Sirindhorn est ce que l’on a coutume d’appeler une grosse tête. Elle a passé son enfance sur les bancs de l’école Chitralada, un établissement spécialement dédié à l’éducation des enfants royaux. Autant dire que les classes n’étaient pas surchargées. À la fin des années 70, elle s’est spécialisée en histoire, mais aussi en épigraphie, la science du décryptage des écritures anciennes. Elle enseigne depuis à l’école militaire Chulachomklao.

Sa renommée a dépassé les frontières, mais dans son pays, Sirindhorn a donné son nom à de nombreuses écoles et à des musées, des facultés... Et en plus du Thaï, elle parle le Cambodgien, le Mandarin, le Sanskrit, mais aussi le Français, couramment, ainsi que l’Anglais. Elle étudie en ce moment l’Allemand et le Latin. En plus elle est musicienne et s’intéresse à la musique traditionnelle.