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Place Royale : Stéphanie prépare la Journée Mondiale contre le Sida

Place Royale : Stéphanie prépare la Journée Mondiale contre le Sida Copyright : Frédéric Nebinger/Palais Princier
Franck Hermann
Par Franck Hermann
mercredi 30 novembre 2016

C’est maintenant une tradition à Monaco à l’approche du 1er décembre, la date onusienne marquée d’une pierre blanche pour ceux qui luttent contre le VIH. La Princesse Stéphanie a participé lundi au déploiement des Courtespointes au cœur du Musée Océanographique. D’habitude, l’événement se tient sur le parvis de la vénérable institution monégasque, mais cette fois, c’est dans la prestigieuse salle de réception du Musée que la Princesse avait donné rendez-vous à ses équipes.

Pour Stéphanie, qui est Présidente Fondatrice de Fight Aids Monaco et ambassadrice de l’ONUSIDA, c’était un moment d’émotion, car c’était le 5e anniversaire de cette initiative. Les Courtepointes sont des peintures sur drap réalisées par les affiliés de l’association de la Princesse. Pendant plusieurs semaines, ils peignent en hommage à leurs disparus victimes de la maladie. La Princesse était accompagnée de sa fille Camille et du Conseiller de Gouvernement-Ministre des Affaires sociales Stéphane Valeri.

En route pour le 1er décembre

Avec le Gala Fight Aids, qui se déroule traditionnellement au milieu de l’été, la Journée Mondiale de Lutte contre le Sida est l’un des points d’orgue de l’association de la Princesse Stéphanie. Ce soir-là, la Princesse organise la grande vente aux enchères de l’année qui permet à FAM de récolter des fonds et de faire fonctionner, notamment, la Maison de Vie. Ce lieu, situé à Carpentras dans le Vaucluse, accueille depuis six ans des personnes infectées par le VIH afin de leur offrir une pause salutaire.

La vente aux enchères se déroule sur invitation, et les Happy Few rivalisent chaque année de générosité. Cette année, des œuvres d’Arman ou encore Vasarely, ne quarantaine d’artistes, seront mises en vente. À suivre, surtout, deux photos des Rolling Stones prises par Dominique Tarlé dans les années 70.

 


 

Il y a 50 ans, le Prince Charles a frôlé la mort

CHarles et Camilla à Cambridge

Le Prince de Galles nous étonnera toujours en racontant ses anecdotes de vie. Il nous a appris hier après-midi, au cours d’un déplacement au Musée Fitzwilliam de l’Université de Cambdrige, qu’il avait failli se faire percuter par un bus voici des décennies. L’histoire a de quoi faire peur. Charles était à l’époque étudiant dans la très select école britannique, et il avait pris l’habitude de se rendre en cours en vélo, comme le faisaient de nombreux camarades.

Et c’est là qu’il a été percuté par l’autocar, heureusement sans qu’il n’ait de blessure importante. « L’an prochain, cela fera 50 ans que j’ai quitté cette école », s’est souvenu avec émotion l’Héritier de la Couronne d’Angleterre. Il fut, notons-le, le premier membre de la famille royale à disposer d’un diplôme universitaire. Avec Camilla, ils ont célébré hier les 200 ans du musée et les 600 ans de la bibliothèque de Cambridge.

Imaginez une Angleterre sans Charles

L’événement est arrivé quelques années avant que le jeune homme soit intronisé, en 1969, Prince de Galles et Héritier officiel de la Monarchie. C’est une formalité, mais, à l’époque, la cérémonie avait été diffusée en mondovision. Faisons dans l’uchronie et imaginons un deuil national avec un Charles passé sous les roues du bus. C’est son frère le Prince Andrew qui aurait été désigné à sa place. Pas de Lady Di, pas de William et Harry, et à fortiori par de George et Charlotte.

L’image de la Monarchie en eut-elle été affaiblie ou renforcée ? Les scandales qui ont touché la Famille Royale dans les années 70 n’auraient sans doute pas été évités. En revanche, on aurait pu avoir une future Reine en la personne de la Princesse Béatrice, la fille ainée d’Andrew et Fergie, qui n’est pas la plus populaire des membres de la famille royale. Tout ceci est bien sûr supposition.


Charles Ier d’Autriche honoré en Hongrie

CHarles IV de Hongrie

Le dernier Empereur Habsbourg a désormais son buste à Budapest, cent ans après son couronnement en pleine Première Guerre mondiale. Le monarque, qui était également Roi de Hongrie sous le nom de Charles IV, a été l’ultime souverain d’un Empire qui s’étendait du Tyrol à la Transylvanie. Le buste représente celui qui fut déclaré Bienheureux par le Pape Jean-Paul II avec ses médailles de combattant. Déposé en 1919, il partit ensuite en exil et mourut de maladie en 1922 à l’âge de 34 ans.

La statue a été inaugurée par le Vice-Premier ministre hongrois, Zslot Semjén, en présence de l’Archiduc Carl II, l’actuel prétentant au trône Impérial, et son frère le Prince Georg, les petits-enfants de l’Empereur. Le ministre a fait remarquer aux deux frères que la mémoire de Charles IV avait été interdite pendant les années noires du communisme. La faute est désormais réparée.

L’héritage assuré

La tradition dans l’Empire Austro-Hongrois était que le Souverain régnait sur ses terres. Mais à partir du XVIIIe siècle, le titre de Palatin de Hongrie, une ancienne distinction féodale, revient au cadet des Habsbourg. C’était le plus haut dignitaire du Royaume de Hongrie après l’Empereur lui-même. Aujourd’hui, l’Archiduc Georg pourrait occuper cette fonction si elle existait encore. En effet, depuis 1993, cet ancien journaliste et homme de médias habite Soskut, dans la proche banlieue de Budapest.

Il s’est fait naturaliser hongrois et a entamé une carrière politique sous le nom d’Habsburg György. Il a été l’un des artisans discrets de l’élargissement de l’Union européenne à son pays, et fut pendant quelques années le Président de la Croix-Rouge hongroise. Georg est marié depuis 1997 à la Princesse Eilika d’Oldenbourg et ils ont trois enfants.