Bataille sanitaire sous le Rocher

Ce matin, dans le Press Club, un reportage souterrain à lire dans les pages de Monaco Matin. Un reportage « En eaux troubles” comme l’affiche en une le journal. On y voit un homme en tenue de spéléologue en train de plonger un outil dans ce qui ressemble à un petit ruisseau. On est en fait dans le réseau d’évacuation des eaux usées de la Principauté, où les équipes de la Direction de l’Aménagement Urbain “traquent la Covid-19”.

Depuis octobre, en effet, le gouvernement princier ordonne des prélèvements dans les égouts de Monaco afin de les analyser et de mesurer la présence du virus. Monaco Matin précise que les traces présentes dans les eaux usées sont “non contaminantes et inactives”. Le journaliste assiste donc à une de ces opérations. “Au croisement des avenues de la Quarantaine et du Port, écrit le quotidien, une discrète porte grise cadenassée mène aux égouts du pays (…) Dans ce labyrinthe souterrain, où s’entremêlent près de 50 kilomètres de réseaux d’assainissement, l’odeur est prégnante, l’humidité saisissante”. La collecte se fait chaque lundi matin, sauf en cas de fortes pluies les jours précédents car les eaux usées se diluent alors dans les eaux pluviales et les analyses seraient faussées.

Pour l’instant, ces opérations n’ont débouché sur aucune découverte à Monaco. La présence du virus dans les échantillons des eaux usées correspond, certes, à l’augmentation du taux d’incidence mais aucune anticipation n’a encore été possible. Ces mesures en eaux troubles participent toutefois à la surveillance de l’épidémie, alors l’exploration continue.

Vous aimerez aussi...