MONTE-CARLO NEW YORK

Pour Greenpeace, il faut « réduire le trafic aérien » de l’aéroport Nice Côte d’Azur

Les militants de l’antenne niçoise de l’ONG se sont réunis ce samedi place Masséna pour sensibiliser la population aux problèmes écologiques causés par le trafic aérien. Ils en ont profité pour dénoncer le projet d’extension de l’aéroport de Nice dont la réalisation entrainerait, selon eux, une augmentation mécanique du nombre de vols synonyme de nuisances et de pollution accrues.

« Pas de retour à l’anormal ». C’est sous ce slogan que les militants de Greenpeace ont cherché à sensibiliser « sur la nécessaire réduction du trafic aérien », en particulier sur les lignes domestiques.

Dans le cadre d’une journée nationale d’action autour de cette thématique, il s’agissait d’alerter les niçois sur les problématiques écologiques liées aux voyages en avion et, du même coup, à la future extension de l’aéroport Nice Côte d’Azur, troisième aéroport de France.

Le Covid-19 a drastiquement réduit les rotations, et pour les écologistes, un retour en arrière est inenvisageable. Pour Greenpeace, le moment est venu de réfléchir sérieusement « au monde d’après ».

Le train avant l’avion

Sur Radio Monaco, Philippe Spadotto, représentant local de l’ONG, a détaillé l’esprit de la mobilisation (ITW en podcast ci-dessous). « Supprimer tous les vols n’est pas réalisable » reconnaît-il. Il faut, en revanche, placer le train au centre de la mobilité et, comme l’a préconisé la convention citoyenne sur le climat, stopper les liaisons aériennes, les courts courriers, qui ont une réelle alternative ferroviaire.

Les militants ont en profité pour faire signer une pétition « non à l’extension de l’aéroport Nice Côte d’Azur : une bombe climatique et sanitaire ». Celle-ci est ouverte depuis quelques jours sur la plateforme Greenvoice et avoisine à ce stade les 200 signatures.
On peut y lire que « parmi les causes de réchauffement climatique figurent en bonne place les émissions du trafic aérien mondial : l’aéronautique est ainsi responsable de 7,4% de l’empreinte carbone de la France ».



Categories : News / La rédaction / 25 janvier 2021

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La rédaction

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