Le cuisinier du Poppies se bat pour rester en France

Dans le Press Club ce mardi, Nice-Matin nous donne des nouvelles du cuisinier immigré arrêté la semaine dernière dans le “restaurant rebelle”. 

“Il s’appelle Moussa, il a 34 ans et il est la victime collatérale du coup d’éclat orchestré par le Poppies, le restaurant niçois qui a bravé l’interdiction d’ouverture.” Nice-Matin nous raconte le parcours de ce jeune homme arrivé de Côte d’Ivoire il y a dix ans . Installé à Nice depuis plusieurs années, il signe en septembre dernier un contrat à temps partiel avec le Poppies, emploi qu’il cumule avec un autre poste à temps plein dans un autre établissement. 

Je suis un bosseur”, dit le cuisinier considéré toutefois comme un “sans-papier”, comme tous les travailleurs étrangers déclarés mais dont le titre de séjour en France n’est plus valide. “C’est toute l’ironie de la situation, souligne le journal. “Des papiers, ils en ont beaucoup, et notamment des fiches de paye”, abonde Gérard Ré, le secrétaire départemental de l’UD CGT 06, selon qui les critères de régularisation ne sont pas respectés par l’administration des Alpes-Maritimes. « Si des règles ont été définies, il faut les appliquer”, estime le responsable syndical. 

De son côté Moussa tente de sortir de l’impasse: “Pendant des années, explique-t-il, j’ai contribué à la solidarité, j’ai cotisé et maintenant on me dit “Rentre chez toi” ». Car en effet, quelques heures après avoir été emmené par les policiers, le cuisinier du Poppies a été libéré, mais avec une OQTF, une obligation de quitter le territoire d’ici un mois. Aujourd’hui, il tente, avec l’aide d’un avocat, de faire annuler cette décision administrative.  

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