Mobilisation générale pour le retour des grandes nacres de Méditerranée

C’est l’un des trésors de notre Grande Bleue : la grande nacre est aujourd’hui au bord de l’extinction. Le plus grand coquillage de Méditerranée, qui prospérait aux portes de Monaco jusqu’en 2018, a été victime d’une mortalité massive attribuée à un parasite. En 2016, une épizootie s’est déclarée sur les côtes espagnoles et s’est rapidement propagée sur le pourtour méditerranéen. Aujourd’hui, les institutions monégasques mettent les bouchées doubles pour rechercher d’éventuels survivants et tenter de sauver l’espèce.

Plusieurs plongées de prospection ont été réalisées dès la fin 2018, en Principauté. Elles ont rassemblé largement la communauté des plongeurs mais n’ont pas abouti favorablement.

A l’automne 2019, s’est ajouté un projet expérimental à partir de pièges placés dans le courant.

L’objectif était de capturer des juvéniles émis par des nacres adultes qui n’auraient pas été repérées, pour tenter de les élever et de comprendre le cycle biologique des nacres, afin d’envisager à terme une réintroduction en mer.

Malheureusement, aucun juvénile n’a pu être capté lors des campagnes 2019 et 2020.

Carabiniers, policiers et pompiers mis à contribution dans le cadre d’un plan national d’action

Aussi, les institutions monégasques déploient les grands moyens cet hiver. La Direction de l’Environnement de Monaco, l’AMPN et le Centre Monégasque de Soins des Espèces Marines ont lancé, mercredi 10 février, une nouvelle phase, s’appuyant sur l’observation participative en plongée sous-marine.

De la mi-février à début avril, période durant laquelle les feuilles de posidonie sont courtes, plusieurs campagnes d’observation cibleront les jeunes nacres qui sont d’ordinaire difficiles à repérer. Cela permettra de compléter l’état des lieux en espérant trouver des individus vivants, de comprendre les facteurs de résistance et de tenter de reconstituer la population.

Les plongeurs des grandes institutions de la Principauté, Division de Police Maritime et Aéroportuaire, Direction des Affaires Maritimes, Compagnie des sapeurs-pompiers, Compagnie des Carabiniers du Prince, Centre Scientifique de Monaco, des clubs de plongée de Monaco, ou d’intervenants privés tels que SETEC (bureau d’étude en ingénierie), sont invités à participer à ce projet aux côtés de la Direction de l’Environnement, de l’AMPN et du Musée océanographique.

Raphaël Simonet, chef de la division patrimoine naturel de la Direction de l’Environnement du Gouvernement Princier, était notre « Guest » cette semaine. Retrouvez son interview ci-dessous : 

 

 

 

 

 

 

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