Anny Courtade veut redorer le blason de l’AS Cannes : « Rien n’est impossible, c’est ma devise »

Deux jours après la journée internationale des droits des femmes, Sport Time, le magazine sport de Radio Monaco mettait à l’honneur une femme d’exception : Anny Courtade, femme d’affaires et de défis !

En parallèle d’une brillante carrière professionnelle dans le groupe E.Leclerc, cette dirigeante d’entreprise au caractère bien trempé est connue notamment pour avoir dirigé durant 25 ans le Racing Club de Cannes.

Sous sa présidence, le club de volley-ball féminin cannois construit, en un quart de siècle, le plus beau palmarès des clubs de sports collectifs en France, hommes et femmes confondus avec plus de 40 titres dont deux Ligue des Champions et 10 participations au Final Four de la prestigieuse compétition européenne.

Lorsqu’elle s’en retire en 2016, tout en gardant le titre honorifique de « présidente d’honneur », on se dit que « la dame de fer » de la Croisette va prendre un repos bien mérité. Elle-même s’imagine alors avoir « un peu de temps libre les week-end ». Mais c’était mal la connaître.

Engagée dans les réseaux socioprofessionnels, consulaires et patronaux, passionnée de sport, bien sûr, mais aussi de culture – elle préside l’orchestre régional de Cannes Provence – Côte d’Azur – Anny Courtade est une hyperactive et aucun défi ne semble lui faire peur.

D’autant que le maire de Cannes, David Lisnard se désole de la situation du club de football local et a une idée derrière la tête : confier à Anny Courtade le soin de restructurer l’AS Cannes football, dont le dépôt de bilan a parachevé la lente agonie, d’échecs sportifs en fiascos financiers.

Dans un premier temps, en 2016, Anny Courtade accepte d’intégrer l’organigramme de l’association mais refuse de prendre la présidence du club Rouge et Blanc, connu pour avoir fait éclore des centaines de pépites – dont les plus illustres Zidane, Micoud, Vieira, Fey, Zebina, Clichy, etc. – et dont le centre de formation, est considéré, dans les années 90, comme l’un des meilleurs en France, voire en Europe.

C’est à l’emblématique Johan Micoud qu’en revient la tâche. Mais l’expérience s’avère moyennement concluante et l’ancien milieu de terrain de l’Equipe de France jette l’éponge en 2019.

Mise au pied du mur par l’édile cannois par voie de presse, Courtade accepte finalement de relever le challenge autour de quelques chantiers prioritaires : une parfaite gestion financière, la formation des jeunes (le compte club près de 700 licenciés), le développement du football féminin et, sans doute le plus dur, sortir l’équipe première de l’anonymat des championnats amateurs – l’équipe évolue actuellement en National 3, soit le 5e échelon national. L’arrivée imminente de nouveaux investisseurs – trois sont dans une short-list – devrait y contribuer.

« Il faut absolument entretenir la flamme et les supporters doivent savoir que l’on fera tout pour que l’AS Cannes redore son blason et retrouve sa gloire passée »

 

Réécoutez l’interview d’Anny Courtade dans Sport Time. Dans ce numéro, vous retrouverez également (à partir de 21 min) un débrief du derby Nice-Monaco avec le journaliste Sébastien Serrano d’Azur TV.

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