MONTE-CARLO NEW YORK

Un avenir durable est-il possible pour le sport automobile ?

La Formule 1 a récemment annoncé « une révolution verte » avec le développement d’un carburant neutre en carbone dès 2025. Un virage emblématique des défis environnementaux que doivent relever toutes les industries, y compris le sport automobile. Dans ce domaine, la Formule Electrique fait figure de pionnière. On en parle avec Jérôme d’Ambrosio, le directeur adjoint de ROKiT Venturi Racing.

La F1 et la durabilité environnementale peuvent-elles vraiment faire bon ménage ? Début octobre, la discipline reine faisait une grande annonce sur les réseaux: son intention d’alimenter les monoplaces avec un carburant durable neutre en carbone dès 2025. Selon Pat Symonds, le directeur technique de la Formule 1, « les carburants durables comprendront un composant avancé provenant soit d’un programme de capture du carbone, soit de déchets ou de « biomasse » non alimentaire – et, plus important encore, qui permettra de réduire les émissions de gaz à effet de serre par rapport à l’essence d’origine fossile d’au moins 65%. »

Jérôme d’Ambrosio, directeur-adjoint de Rokit Venturi Racing, est notre invité. (Photo by Carl Bingham / LAT Images)
La monoplace de Norman Nato et Rokit Venturi Racing au E-Prix de Berlin le 14 août 2021. L’écurie monégasque est engagée dans le championnat 100% électrique depuis le début de la discipline en 2014. (Photo: Sam Bloxham / LAT Images)
La F1 dit non au tout-électrique

Tout en s’engageant à mener une révolution verte, la Formule 1 fait donc le choix de conserver des moteurs thermiques. A l’inverse, la Formule E (ou Formula E) repose sur le principe du tout électrique. Une exception dans la catégorie des monoplaces au sein du sport automobile. Pionnière de la transition énergétique et écologique, la discipline – née en 2014 – impose également aux écuries un management et des procédés vertueux dans leur fonctionnement interne et dans le cadre du championnat. Par exemple, les batteries au lithium-ion embarquées par les monoplaces et changées tous les quatre ans sont recyclées en circuit fermé dans le cadre d’un partenariat entre la Formule E et Umicore. Les teams ont en outre l’obligation d’utiliser un seul train de pneus par manche du championnat, et contrairement à la F1 il n’existe qu’un seul type de pneus, peu importe les conditions météo. Ces contraintes permettent de baisser de 30 à 50% la consommation de pneumatiques par rapport aux autres sports automobiles.

« Une question de survie »

Pour Jérôme d’Ambrosio, ancien pilote de Formule 1 et de Formule E, aucun sport automobile ni aucune industrie ne pourra échapper à la transition énergétique et écologique. Le directeur-adjoint de ROKiT Venturi Racing y voit une question de survie.

Categories : En Principauté / Nathalie Michet / 2 novembre 2021

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Nathalie Michet

Journaliste du Morning Made In Monte-Carlo sur Radio Monaco tous les matins entre 6h00 et 9h.

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