Fin de la destruction des invendus vestimentaires !

La minute mode éthique avec The Good Goods zoome ce mois-ci sur la loi AGEC. En vigueur depuis le 1er janvier, elle interdit désormais aux marques de détruire les vêtements invendus. Cette pratique était jusqu’alors très répandue !
Décryptage avec Victoire Satto, co-fondatrice de The Good Goods.

Pourquoi détruire les invendus ?

La destruction des invendus consiste à se débarrasser des pièces qui n’ont pas été achetées. Du coup, les marques vont les jeter, les enfouir sous terre ou les incinérer. Pour se justifier, certaines marques évoquent la qualité non conforme, des défauts mineurs, voire des tâches et des déchirures. En réalité, comme l’explique Victoire, la majorité des vêtements détruits correspond aux invendus. Aujourd’hui, 40% des vêtements produits ne trouvent pas preneurs. C’est désormais une pratique interdite par la loi AGEC (Anti-Gaspillage pour l’Économie Circulaire)

La loi AGEC : qu’est ce que c’est ?

Cette loi a été votée à l’Assemblée Nationale et au Sénat. Sa mission : accélérer le changement de modèle de production et de consommation pour limiter les déchets et préserver à la fois, les ressources naturelles, la biodiversité et le climat. Ainsi, depuis le 1er janvier 2022, l’industrie de la mode et du luxe a interdiction de détruire les vêtements. Producteurs, importateurs et distributeurs devront donner, réemployer, réutiliser ou recycler leurs invendus.

Contrer la surproduction : un enjeu majeur !

La surproduction est un problème universel. La loi AGEC contraint ainsi les marques à changer de modèle. Elles peuvent par exemple miser sur l’éco-conception. Le but est de produire un vêtement qui pourra facilement être recyclé ou upcylé à la fin de sa vie.
Il existe aussi la précommande qui permet de produire la juste quantité. On pense aussi au système circulaire de seconde main qui est d’ailleurs en pleine croissance.
La surproduction est un fléau mais la surconsommation aussi. Les consommateurs peuvent agir à leur échelle en évitant les achats compulsifs à un rythme effréné. Parce qu’il est clair que le vêtement le moins polluant est celui qui n’a jamais été produit.

Pour en apprendre plus, n’hésitez pas à consulter l’article de The Good Goods !

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