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La blessure du rejet : arrêtez de fuir !

On continue d’explorer les blessures émotionnelles chaque vendredi avec Lynda Pausé. Pour rappel ces blessures naissent durant l’enfance. Pour ne pas risquer de les réactiver, nous mettons alors en place des stratégies de défense. C’est pourquoi une blessure = un masque. Ce masque est finalement le produit de notre égo et de ses mécanismes de défense. Aujourd’hui zoom sur la blessure de rejet. C’est certainement l’une des plus profondes et elle nous concerne tous.

Les clefs pour comprendre la blessure de rejet

Cette blessure se cristallise entre l’âge de 0 et 1 an. Elle nait d’une interprétation de l’enfant sur des angoisses ou des injections. Comme toujours, nous n’avons pas besoin d’être réellement rejetés pour en souffrir. Elle a souvent un lien avec l’angoisse de séparation quand l’enfant prend conscience que lui et sa mère ne font pas un par exemple. Généralement, elle est liée au parent du même sexe.
Evidemment, certains d’entre nous réussissent à complètement l’effacer ou la refouler. D’autres ne parviennent pas à cicatriser.

La blessure de rejet est très invalidante. Si nous en souffrons, nous avons l’impression de ne pas avoir le droit d’exister ou d’être aimé. Cela a des conséquence sur tous les domaines de la vie sociale et affective. Nous interprétons tout ce qui arrive dans notre entourage à travers le filtre de cette blessure. Nous nous sentons rejetés dans certaines situations alors que ce n’est pas le cas !

Comment se manifeste la blessure de rejet ?

Pour nous protéger nous portons le masque social du fuyant. Nous préférons fuir ou se désinvestir par peur d’être rejeté. Il nous est difficile de créer du lien ou d’être authentique. Nous souffrons d’une mauvaise estime de soi avec une remise en cause permanente. Nous pouvons aussi avoir le sentiment de toujours être « attaqué ». La blessure de rejet se manifeste aussi via des actes d’auto-sabotage et une angoisse permanente de l’abandon. Nous pouvons adopter une posture effacé de simple observateur, avec une voix plutôt fluette.

 

Les pistes d’auto-réhabilitation

Bonne nouvelle : nous pouvons guérir de cette blessure. Il faut commencer par l’accepter et la reconnaitre en s’observant. Puis, doucement s’en détacher en osant s’affirmer. Il faut oser prendre la parole et donner son avis dans un milieu sécurisant comme avec nos proches.
Nous pouvons également changer notre discours intérieur. Il est important d’arrêter de se dénigrer et d’apprendre à se valoriser.

La blessure est en voie de guérison lorsque nous sommes capables de prendre notre place et de nous affirmer. Plus elle sera apaisée, plus nous nous sentirons libres et en paix. Ce sentiment améliorera aussi nos relations avec les autres.

 

Pour aller plus loin, vous pouvez lire le livre de Lise Bourbeau  » Les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même ».

Categories : Feel Good / Giulia Testaverde / 4 février 2022

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Giulia Testaverde

Journaliste-Animatrice, je vous accompagne tous les matins de 9h à 12h avec Feel Good ! La pause détente et bien-être pour faire le plein de good vibes ! Se découvrir et s'ouvrir sur le monde avec le développement personnel, l'environnement ou encore les belles nouvelles avec les coachs : c'est le programme "Feel Good". Pour ne rien louper abonnez-vous aux podcasts en cherchant Radio Monaco Feel Good (spotify, ausha, deezer...)

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