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De bonnes notes pour les réseaux cyclables de Villeneuve-Loubet et Mouans-Sartoux

©Ville de Villeneuve-Loubet
Selon le Baromètre des Villes Cyclables, les villes de la Côte d’Azur ont de gros progrès à faire en matière de sécurité et de confort pour les cyclistes. Dans les Alpes-Maritimes, Villeneuve-Loubet obtient la meilleure note, suivie de près par Mouans-Sartoux. On en parle avec Pascale Montrol-Amouroux de l’association Nice à Vélo.

La Fédération des Usagers de la Bicyclette (FUB) a récemment publié son baromètre 2021 des villes cyclables. Il s’agit d’une enquête de satisfaction réalisée tous les deux ans afin d’évaluer la qualité des réseaux cyclables en France. Un grand sondage présenté comme « la plus grande enquête citoyenne du monde sur le vélo. » Pour cette édition, plus de 275 000 personnes ont répondu au questionnaire et 1 625 communes apparaissent dans le classement. En fait, les participants devaient donner une note, de G à A+, sur la performance des villes dans cinq catégories: ressenti général, sécurité, confort, efforts de la commune et enfin stationnement et services vélo.

Au niveau national, le baromètre révèle que le niveau de développement des réseaux cyclables est jugé « plutôt défavorable » à l’usage du vélo. Selon la FUB, les attentes des cyclistes évoluent plus vite que le rythme des politiques mises en place par les collectivités. En effet, 64% des personnes répondantes estiment que les conditions actuelles sont mauvaises.

©Nathalie Michet
Des cyclistes en herbe aux portes de Villeneuve-Loubet. ©Nathalie Michet
Deux exceptions sur la Côte d’Azur

Plus près de chez nous, sur la Côte d’Azur, un constat saute aux yeux: la plupart des villes sont mal notées ! Menton, Roquebrune-Cap-Martin, Beaulieu-sur-Mer, Vallauris, le Cannet, Saint-Raphaël ou encore Roquebrune-sur-Argens s’inscrivent dans le rouge avec la pire note du baromètre: le G, qui correspond aux réseaux cyclables « très défavorables ». Nice, Vence, Antibes, Biot, Grasse et Fréjus font à peine mieux avec la note F « défavorable ».

A l’inverse, deux communes se distinguent des autres avec la note C « plutôt favorable ». Il s’agit de Villeneuve-Loubet et de Mouans-Sartoux, les seules villes des Alpes-Maritimes à être notées en vert dans ce baromètre. Villeneuve-Loubet, dotée de pistes cyclables sécurisées d’Est en Ouest et du Nord au Sud, réalise même l’exploit de monter sur la troisième marche du podium à l’échelle de la Région Sud. Dans le Var en revanche, aucune commune ne s’affiche en vert.

Pascale Montrol-Amouroux ©Nice à Vélo
Pascale Montrol-Amouroux de l’Association Nice à Vélo qui organise des rassemblement chaque dernier dimanche du mois.
Un réseau cyclable globalement inadapté

Si l’évaluation globale se révèle peu flatteuse, c’est avant tout parce que les infrastructures sont jugées insuffisantes ou mal adaptées, et cela en dépit des kilomètres de voie ou de piste cyclable annoncés en grande pompe par certaines collectivités. La Métropole Nice Côte d’Azur promet ainsi de tracer 160 kilomètres de pistes cyclables supplémentaires d’ici 2026, notamment entre Nice et Monaco. Cet axe est en effet très emprunté, y compris par des travailleurs pendulaires qui font le choix du vélo électrique. Il est également question de multiplier les points de stationnement près des pôles de transport en commun et dans les parkings. Un volet destiné à faciliter l’intermodalité, un point indispensable pour convaincre la population de se déplacer en vélo au quotidien.

De son côté, le département des Alpes-Maritimes prévoit d’investir 62 millions d’euros dans son « Plan Mobilité 2028 » afin de relier entre elles les pistes qui existent déjà. Cela reviendra à en tracer 84 km de plus, notamment sur la piste littorale entre Mandelieu-la-Napoule et Menton, mais aussi en direction de l’arrière-pays entre Menton et le Tignet. Le programme prévoit également une meilleure desserte pour Sophia-Antipolis.

Reste toutefois à vérifier si les projets prévus sur le papier seront exécutés avec pragmatisme, en prenant en compte les besoins exprimés par les usagers du vélo. Comment faire pour rendre cette pratique plus agréable et moins dangereuse ? Quelles leçons tirer du baromètre de la BUF ? Pascale Montrol-Amouroux, membre de l’association Nice à Vélo est l’invitée du Club de Radio Monaco.

Categories : Côte d'Azur / Nathalie Michet / 17 février 2022

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Nathalie Michet

Journaliste du Morning Made In Monte-Carlo sur Radio Monaco tous les matins entre 6h00 et 9h.

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