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Le Préfet des Alpes-Maritimes lâche du lest sur les mesures anti-sécheresse

Le Préfet des Alpes-Maritimes, Bernard Gonzalez a décidé de revenir sur l’interdiction d’arroser son jardin potager dans les communes placées en stade de “crise sécheresse”.

L’arrosage des fruits et légumes est de nouveau autorisé à condition d’utiliser un système économe en eau comme le goutte-à-goutte et uniquement la nuit, entre 19h et 9h. Le Préfet dit vouloir « encourager la production alimentaire locale et préserver le pouvoir d’achat » des azuréens. Cette mesure était réclamée par des élus locaux, notamment la sénatrice des Alpes-Maritimes, Alexandra Borchio-Fontimp. 

Photo by C VanHeest on Unsplash
De nouvelles mesures malgré la pluie

En dehors de cet assouplissement et malgré les pluies actuelles, les restrictions sont renforcées. Ainsi, le bassin aval de la Siagne passe de l’état de vigilance à l’état d’alerte sécheresse. Cela concerne notamment les communes de Cannes, Vallauris Golfe-Juan et Mandelieu-La Napoule.

L’alerte renforcée est maintenue dans les bassins du Var et l’état de crise est maintenu ou déclenché dans les bassins versants des Paillons, de la Roya, du Loup, de la Cagne, de l’Estéron ou encore de la Brague. Les nouvelles mesures sont valables au moins jusqu’au 18 septembre.

Il est rappelé qu’au stade de crise, les mesures de restriction des usages sont renforcées (interdiction d’arrosage de nuit comme de jour, réduction de 60 % des consommations industrielles notamment). La Préfecture souligne que les services de l’État procèdent à des contrôles réguliers qui ne sont pas seulement à vocation pédagogique.

Une sécheresse historique

Les Alpes-maritimes font face cette année à une situation de sécheresse exceptionnelle. Le bilan de la saison de recharge en eau (de septembre 2021 à mars 2022) du département est très déficitaire sur tout le territoire. Le déficit de 40 % à 60 % par rapport à la normale est au deuxième rang des valeurs les plus basses depuis 1959. Le déficit s’est encore aggravé par la suite puisque chacun des mois entre avril et juillet 2022 est resté largement déficitaire (-51 % pour juillet 2022). Par ailleurs, les mois de mai, juin et juillet 2022 sont chacun les deuxièmes mois les plus chauds jamais enregistrés.

Les épisodes orageux du début du mois d’août ont permis de soulager temporairement les niveaux des cours d’eau superficiels, mais ne permettent pas d’inverser durablement la tendance de fond. Jusqu’en octobre 2022, Météo France prévoit que le scénario le plus probable est plus chaud que la moyenne.

 

Categories : Côte d'Azur / Jean-Christophe SANCHEZ / 18 août 2022

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Jean-Christophe SANCHEZ

Journaliste dans "How are Riou?" du lundi au vendredi entre 17h et 20h sur Radio Monaco.

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