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Charles Leclerc à Monaco : « j’espère faire une magie en qualifs »

today23 mai 2025

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Charles Leclerc arrive pour la première fois sur le Grand Prix de Monaco en tant que tenant du titre. Mais le pilote monégasque de Formule 1 doute des capacités de sa Ferrari pour s’imposer à nouveau à domicile. Il répond aux questions de Radio Monaco.
Charles Leclerc au micro d’Emma Saulzet. Photo : Scuderia Ferrari Press Office

RADIO MONACO : Vous avez accompli l’un de vos rêves en gagnant sur le circuit de Monaco l’an dernier. Comment abordez-vous cette course, par rapport aux autres années ?

C.L : Honnêtement, d’une manière très similaire. C’est très important pour moi de rester dans ma bulle et de ne pas trop me laisser conditionner par tout ce qui est extérieur. L’année dernière, c’était plutôt négatif, parce que bien sûr le jeudi on parlait souvent des années précédentes où les opportunités manquaient le dimanche. Je m’attends à un jeudi plus positif parce que je pense qu’on va beaucoup parler de l’année dernière, l’un des souvenirs qui restera gravé en moi jusqu’à la fin de ma vie. Ça a été un moment très spécial et j’ai hâte de revenir en piste vendredi.

Comment vous préparez-vous mentalement pour cette course ? Avez-vous des rituels ?

C.L : Pas forcément, et en soi je n’ai pas vraiment le temps d’avoir ces rituels. Il y a pas mal de sollicitations toute la semaine, jusqu’à jeudi, où un programme est préétabli pour chaque Grand Prix, donc là on revient un peu dans la routine. Mais avant cela, je cours à droite à gauche.

Vous êtes la star de Monaco cette semaine, vous êtes très sollicité. Est-ce que c’est un peu frustrant, parfois, de ne pas pouvoir trouver du calme, ou au contraire cela vous galvanise ?

C.L : Ce n’est pas frustrant, loin de là. Après, c’est sûr que c’est difficile parce que je suis une personne qui a du mal à dire non. Pour cette semaine, il faut que je dise non pas mal de fois parce qu’il y a beaucoup de demandes et je ne peux pas être disponible partout. Ce n’est pas facile à gérer, mais ça reste une semaine incroyable pour moi et il y a tellement de positivité autour : de Monaco, de moi, tellement de soutien aussi… ça me donne beaucoup de motivation.

Vous êtes pessimiste sur une victoire à Monaco, à cause notamment des performances de la voiture. Vous y croyez, tout de même, au fond de vous ?

C.L : Bien sûr, j’y crois, et toujours. Quand je mets le casque, j’y crois dur comme fer. Après, il faut aussi être réaliste dans ce sport, et malheureusement cette année on a une voiture qui a énormément de mal dans les virages lents.
A Monaco, il n’y a que des virages lents, donc ça ne donne pas grand espoir, mais j’ai espoir dans plein de choses. J’espère faire une magie en qualifications le samedi. Si on y arrive, tout est possible ensuite le dimanche.

« Si on gagne cette année, je convaincrai Fred Vasseur de faire deux saltos arrière dans le port ! »

Un mot sur votre début de saison : comment l’analysez-vous, personnellement ? 

C.L : Je suis très satisfait et très content du boulot que je suis en train de faire. Après, c’est sûr que si je fais un pas en arrière et que je regarde les résultats en général, c’est décevant. À la fin de l’année dernière, on avait une voiture qui nous permettait de nous battre aux avant-postes. Malheureusement, en ce début de saison, ce n’est pas le cas et on a beaucoup plus de difficultés. Personnellement, je suis content, mais il y a encore beaucoup de boulot à faire sur la voiture pour essayer de retourner aux avant-postes.

Comment ça se passe avec votre coéquipier Lewis Hamilton ?

C.L : La relation est très bonne ! Pour moi c’était une énorme opportunité d’apprendre de Lewis et d’essayer, aussi, de se comparer à Lewis avec la même voiture. C’est une opportunité d’apprendre, mais aussi de montrer de quoi je suis capable en Formule 1, donc c’est une grande motivation. On s’entendait déjà très bien avant qu’il arrive chez Ferrari.
Maintenant, on a l’occasion de passer beaucoup plus de temps ensemble et de parler de nos différentes passions. On a une très bonne relation.

L’année dernière, après avoir gagné, vous aviez plongé dans le port de Monaco avec Fred Vasseur. En cas de victoire, vous avez réfléchi à une autre manière de célébrer cette année ?

C.L : Non pas encore, mais si on gagne cette année je sauterai dans le port, et je convaincrai Fred de faire deux saltos arrière parce que, encore une fois sur le papier ça paraît compliqué !

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    Charles Leclerc avant le Grand Prix de Monaco Charles Leclerc

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Écrit par: Radio Monaco


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