Auditeurs:
Meilleurs auditeurs :
Monte-Carlo
100 % Mix DJ
Eastern Time
Night Mood
play_arrow
Sidekick Radio Show by Jem'S (16 01 2025)
play_arrow
Week End Change by Pampa (16 01 2026)
play_arrow
Le brossage à sec : idéal pour la détox printannière Giulia Testaverde
today28 janvier 2026

Après avoir exploré les émotions comme une météo intérieure puis identifié les déclencheurs émotionnels, un mécanisme essentiel mérite d’être nommé : les anesthésiants émotionnels. Ils sont partout, souvent discrets, presque invisibles, et pourtant extrêmement présents dans nos vies. Leur rôle n’est pas de faire mal, mais bien souvent de protéger. Ce sont des stratégies de survie, mises en place parfois sans même s’en rendre compte, pour ne pas ressentir trop fort, pour éviter l’effondrement et continuer à avancer malgré la douleur.
play_arrow
Les anesthésiants émotionnels : ces mécanismes invisibles qui nous empêchent de ressentir Giulia Testaverde
Un anesthésiant émotionnel peut prendre mille visages. Se surinformer pour ne pas ressentir. Se suradapter pour éviter le conflit. Tout contrôler pour calmer l’angoisse. Remplir son agenda jusqu’à l’épuisement. Rationaliser à l’extrême. Se couper de ses ressentis. Se répéter “ça va aller” alors qu’au fond, ça ne va pas. Ces mécanismes sont particulièrement fréquents dans les parcours marqués par l’attente et l’incertitude, notamment dans les parcours bébé, où les espoirs et les désillusions s’enchaînent sans toujours laisser d’espace pour déposer ce qui est réellement vécu.
Anesthésier ne fait pas disparaître l’émotion. Ce qui n’est pas exprimé émotionnellement se déplace ou se fige. Le corps prend alors le relais. Fatigue chronique, tensions persistantes, irritabilité, épuisement, voire douleurs physiques deviennent des signaux d’alerte. Le problème n’est pas d’avoir mis ces stratégies en place. Elles ont permis de tenir. Le véritable risque est de rester enfermée dedans trop longtemps. Un corps anesthésié est un corps en protection constante. Et un corps qui se protège en permanence n’est plus pleinement disponible pour accueillir la vie.
Il est possible de commencer à desserrer l’anesthésie sans forcer, grâce à une co-régulation entre le mental et le corps. Installez-vous dans un endroit calme, assise confortablement, les pieds bien posés au sol. Identifiez mentalement un ou deux anesthésiants émotionnels qui vous accompagnent au quotidien, une habitude, une suradaptation, une phrase que vous vous répétez souvent. Gardez-les en tête. Inspirez lentement par le nez, puis bloquez légèrement votre souffle en contractant doucement plusieurs zones du corps : sourcils, mâchoires, poings, abdominaux, fessiers, mollets. Maintenez cette tension deux à trois secondes, juste le temps de la ressentir. Puis expirez lentement par la bouche, comme si vous souffliez à travers une paille. Laissez l’air s’échapper longuement et relâchez complètement les muscles, en imaginant que les anesthésiants émotionnels identifiés s’évacuent avec l’expiration. Répétez ce cycle trois fois, en autorisant à chaque expiration un relâchement un peu plus profond.
Écrit par: Giulia Testaverde
7 rue Gabian,
98000 Monaco
Tel: +377 97 700 700
[email protected]
Écoutez Radio Monaco en FM
Monaco > 98.2
Nice > 95.4
Cannes / Grasse > 103.2
Var / Saint-Tropez > 95.4
En DAB+ à Monaco et à Paris.
© 2026 Radio Monaco. Tous droits réservés.