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Le brossage à sec : idéal pour la détox printannière Giulia Testaverde

Chaque matin, notre équipe se replonge dans la bande-son de vos vacances passées. Ce matin, nous remontons le temps jusqu’à l’été 2002 pour analyser un raz-de-marée planétaire. Il s’agit du titre Aserejé, un morceau numéro un dans plus de vingt pays différents. Ce tube reste porté par une chorégraphie devenue mythique pour toute une génération. De plus, son refrain mémorable a été repris en chœur par la Terre entière. Pourtant, personne n’a jamais vraiment réussi à en comprendre le sens profond.
Et pour cause, les paroles de la chanson Aserejé ne veulent absolument rien dire. Derrière ce projet, un producteur espagnol a imaginé un scénario très précis. C’est l’histoire d’un jeune homme nommé Diego qui entre dans une boîte de nuit. Le DJ passe alors son morceau favori à fond dans la salle. Ce morceau est le classique du hip-hop américain nommé Rapper’s Delight.
Le problème principal est que Diego ne parle pas un seul mot d’anglais. Sous l’effet de la fête, il tente tant bien que mal une imitation phonétique. Ainsi, lorsque le rappeur américain scande son texte original, les mots changent de forme. Cela donne instantanément dans la bouche de Diego le célèbre refrain : « Aserejé, ja de jé, de jebe tu de jebere ». C’est un pur yaourt musical qui entre dans l’histoire.
Mais le plus incroyable reste à venir pour le groupe Las Ketchup. En effet, ce texte totalement absurde a déclenché une véritable panique satanique. Cette folie a frappé plusieurs pays comme le Mexique ou le Honduras. Des religieux étaient convaincus que le morceau cachait des messages subliminaux. Selon eux, la chorégraphie d’Aserejé invoquait directement Lucifer. Par conséquent, ils ont fait interdire la chanson dans plusieurs écoles catholiques.
Vingt ans plus tard, ce quiproquo reste l’un des plus grands mystères de l’histoire de la musique. Le public continue pourtant de danser sur ce rythme sans aucune crainte.
Every morning, we dive back into the soundtrack of your past summer vacations. Today, we travel back to 2002 to analyze a global phenomenon. The hit track Aserejé reached the number one spot in over twenty countries. Millions of people danced to its iconic choreography. Furthermore, the crowd sang the famous chorus without understanding a single word.
Indeed, the lyrics of Aserejé make absolutely no sense at all. A Spanish producer created a very specific story for this track. A young man named Diego walks into a crowded nightclub. Then, the DJ plays his favorite hip-hop song.
However, Diego does not speak English at all. He tries his best to copy the sounds of the track. Therefore, the original words instantly turn into the nonsense chorus of Aserejé. It became the most famous phonetic improvisation in pop history.
But the story gets even crazier for the audience. This innocent song triggered a massive satanic panic in Latin America. In fact, some religious groups believed Aserejé contained hidden subliminal messages. They claimed the dance moves were designed to summon the devil. Consequently, several private schools banned the track entirely.
Today, this huge misunderstanding remains a legendary anecdote. Yet, Aserejé is still a safe and joyful anthem in clubs worldwide.
Écrit par: Giulia Testaverde
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