La sonde japonaise SLIM crée la surprise sur la Lune L'Info en plus - Nathalie Michet
La sonde SLIM a aluni en janvier dernier et elle fonctionne toujours alors qu’elle n’est pas censée résister aux nuits lunaires. C’est l’Info en plus de Nathalie Michet.
Cette sonde de “petite taille” s’appelle SLIMet elle n’a pas été conçue pour résister au froid. Pourtant, l’engin vient de survivre à sa troisième nuit lunaire. Or, Une nuit lunaire dure beaucoup plus longtemps sur la Lune que sur Terre. En effet, elle s’étale sur environ deux semaines et les températures peuvent descendre jusqu’à moins 130°C. Alors que JAXA, l’agence spatiale japonaise, ne donnait à SLIM que quelques jours d’espérance de vie, la voici qui résiste depuis plus de trois mois. À chaque fois que la nuit arrive, les ingénieurs la plongent en hibernation pour la remettre en marche quand le soleil se lève. Et pour l’instant, SLIM se réveille à chaque fois.
Envoyée dans l’espace en septembre 2023, la sonde a aluni le 19 janvier dernier dans le cratère de Shioli. Avec ses 730 kilos et ses 2 mètres 40 de hauteur, elle devait remplir deux missions. D’abord, vérifier la performance d’un système d’atterrissage de précision. C’est réussi puisqu’elle s’est posée à seulement 55 mètres de sa cible, contre plusieurs kilomètres, en général, pour les missions lunaires. Ensuite, SLIM a déployé deux mini rovers équipés d’instruments scientifiques pour analyser les roches et le sous-sol de la Lune. Toutefois, la sonde s’est posée la tête en bas, empêchant dans un premier temps ses panneaux solaires de bien capter les rayons du Soleil.
Avec cette mission, le Japon est devenu le cinquième pays du monde à réussir un alunissage. Pour l’Empire du soleil levant ce n’est qu’un début. En 2030, le Japon devrait être le premier pays à envoyer un astronaute non-américain sur la Lune. C’est ce que prévoit un accord conclu avec Washington dans le cadre du programme Artemis. En échange, le Japon s’est engagé à fournir un rover lunaire ultra-sophistiqué à la NASA. À la différence de Flex, en développement chez Venturi Astrolab en partenariat avec la NASA, le véhicule nippon sera pressurisé c’est-à-dire fermé et hermétique. Ça laissera donc le choix aux astronautes d’Artemis.